04 février 2008
Projections-Débats (à ne pas manquer)
Un débat animé par le journaliste José Maria RIBA est organisé ce soir, à 20h, suite à la séance du film Telepolis, au cinéma Latina (Paris 4).
Le jeudi 7 février, à 20h, un débat "Politique et Média" animé par le journaliste Jean-Philippe DESBORDES se tiendra au cinéma Reflet Médicis (Paris 5) suite à la projection de Telepolis.
30 janvier 2008
TeLePoLis
Aujourd'hui, mercredi 30 janvier 2008, KMBO a le plaisir de vous présenter Telepolis de Esteban Sapir. Il s'agit du film "cinématovnique" de la semaine, salué par la majorité de la critique. Adeptes
de voyages et de grandes aventures, projetez-vous dans un univers
mystérieux aux figures énigmatiques, empreint de neige et de poésie,
fourmillant de trouvailles visuelles inventives et d'ingénieuses
références au passé cinématographique. Telepolis
participe allégrement à la vitalité et à la diversité du cinéma;
préoccupation bien lointaine de la majorité des productions actuelles.
Le film, très original dans
sa forme artisanale, aborde des thématiques actuelles et polémiques (la
dictature des médias) mises en scène tout en finesse au son d'une
musique riche et captivante.
Nous
sommes très heureux d'avoir choisi de défendre cette fable
cinématographique universelle, un film rare et précieux, hors du commum.

Bon film à tous!!!
28 janvier 2008
J-2!!!
Sortie Nationale le 30 janvier 2008 :
Paris : Reflet Medicis (Paris 5), Le Latina (Paris 4)
Montpellier : Diagonal Capitole
Nantes : Le Concorde
Toulouse: Utopia (3 semaines)
Lyon : CNP Terreaux (3 semaines)
Créteil : Le Cinéma du Palais (1 semaine)
Marseille : Le César
En circulation, après la sortie :
Montreuil : Le Mélies (semaine du 6 février)
Sète : Le Comoédia (13 au 26 février)
Rennes : Festival Travelling (semaine du 13 février)
Grenoble : La Nef (semaine du 20 et 27 février)
Fontenay Le Fleury (78) : (semaine du 20 février)
Bordeaux : Utopia (27 février au 18 mars)
Poitiers : Le Dietrich (27 février au 18 mars)
Ramonville : Semaine du 27 février
Le Mans : Les Cinéastes (semaine du 27 février et 5 mars)
Strasbourg : Le Star (semaine du 27 février et 5 mars
Valence : Le Navire (semaine du 5 mars)
Dijon : Desvoges (semaine du 5 et 12 mars)
Hérouville St Clair (Caen) (5 au 25 mars)
Albi : L'Athanor (semaine du 12 mars)
Les Mureaux : (semaine du 26 Mars)
Pau : Le Méliès (semaine du 26 mars, 2 et 9 avril)
Le Havre : L'Eden (semaine du 26 mars et 2 avril)
Auch : Ciné 32 Lafayette (semaine du 26 mars)
Verneuil (semaine du 2 avril)
Henin-Beaumont : Espace Lumieres (semaine du 16 et 23 avril)
Lure : Espace Melies (semaine du 16 avril)
24 janvier 2008
Campagne de promotion
La campagne de promotion du film Telepolis est lancée!

Depuis hier, vous pouvez découvrir sur les vitrines des boutiques, cafés et brasseries parisiens les affiches du film.
Vous trouverez également, dispersés dans tous les coins de la ville, des flyers Telepolis. (Nous avons saccagé la Sorbonne!)
Quelques publicités dans la presse, Les inrock notamment.
Les critiques globalement élogieuses sont parues dans les magazines mensuels.
"Profondeur du fond et beauté de la forme." T.C. Studio
"Telepolis est d'une beauté à couper le souffle. Mais ce film assez incroyable sait aussi transmettre une émotion très forte (...) Une merveille." D.R.-B. Première
Je crois, désormais, que voir le film au cinéma s'impose à vous!
Le film sort le 30 janvier, soit mercredi prochain.
La liste des salles où sort le film est disponible en lien.
20 janvier 2008
Appel à coopération
Si vous souhaitez défendre la diversité du cinéma et soutenir le merveilleux film Telepolis
qui sort au cinéma le 30 janvier prochain sur 8 copies, n'hésitez pas à
nous contacter en précisant vos activités,
motivations et coordonnées.
Associations culturelles (Argentine,
Amérique latine, monde), cinéphiles, artistes, enseignants des langues
hispaniques, des médias, anti-télés, anti-pubs, fervents défenseurs de
la démocratie et des libertés, nous serions très heureux de vous
transmettre une affiche assortie de quelques invitations afin de
communiquer sur le film.

17 janvier 2008
Critiques
Studio, T.C.
"Cette
oeuvre confirme le potentiel créatif du Cinéma argentin. Mariage
parfait entre la profondeur du fond et la Beauté de la forme, Télépolis
est un grand film politique et poétique. Il dénonce les liaisons
dangereuses entre le pouvoir et les médias par le biais original de la
fable enfantine. Rencontre sublime entre Méliès et Métropolis, où
chaque scène est un tableau magique, jusque dans la manière dont ses
personnages, privés de parole, jouent avec les sous-titres traduisant
leur propos. Un voyage fascinant pour les yeux et l’esprit."
Jean-Philippe Desbordes, Actes Sud.
"TELEPOLIS
éclaire de manière saisissante la critique des médias d'aujourd'hui.
Une allégorie des conséquences sociales prévisibles de l'extension du
pouvoir des écrans, dans un style proche de Fritz Lang en forme de
double hommage à Méliès et à Chaplin. Du grand art, tout simplement."
16 janvier 2008
Entretien avec le réalisateur

- Quand a débuté le projet du film ?
Esteban Sapir :
J’ai commencé ce projet il y a environ 5 ans. J’avais seulement
quelques idées visuelles à cette époque. Celles-ci ont alors beaucoup
évolué pour devenir la base d’un nouveau projet qui n’avait plus rien à
voir avec celui d’origine. Ce fut le début de Telepolis (La Antena).
- Quelles étaient les conditions de travail ?
E.S. :
Les conditions de travail furent de manière générale très bonnes. Ma
société de production LadobleA a financé entièrement le film avec
l’aide de crédits et d’apports externes. Les producteurs du film,
Gonzalo Agulla et José Arnal, m’ont donné une liberté absolue concernant la réalisation.
Le projet a duré 3 ans avec 11 semaines de préparation et un an et demi
de post production. Une équipe de 12 personnes a été nécessaire pour
contrôler de manière permanente le film pour qu’il conserve un
caractère très personnel et artisanal.
- Pourquoi traiter le sujet de la presse et de la télévision particulièrement ? Selon vous, quel lien existe entre la politique et la presse ?
E.S. : Nous
vivons dans un monde purement audiovisuel où les images sont utilisées
pour capter notre intérêt. Ce phénomène se manifeste particulièrement à
la télévision et sur Internet : les images sont utilisées massivement comme des armes d’invasion de notre pensée. Elles en deviennent des outils très dangereux dont se servent conjointement la politique et la presse pour « téléguider » l’Opinion publique.
- Quelle est votre vision de la politique en Argentine par rapport au sujet du film ?
E.S. : En Argentine, nous avons été victimes d’une dictature atroce qui a tué d’une certaine manière 30 000 voix. Aujourd’hui, en pleine démocratie, nous sommes victimes d’une corruption démesurée
visible au quotidien à la télévision. L’extrême complexité de cette
corruption a pour finalité le désintérêt de la population à l’égard la
politique : on assiste à l’élimination systématique des idées politiques de la population. Telepolis (La Antena) traite ce thème de manière plus simple sur le mode de la fable enfantine.
Dans le film, la Télévision (conjointement avec Internet) génère notre
unique « aliment » de consommation et d’information, qui pénètre à
travers nos yeux et qui systématiquement provoque désir de
consommation, passivité et hypnose.
- Comme réalisateur de publicité, quel est votre sentiment sur le thème que vous évoquez ?
E.S. : Mon sentiment est reflété dans le film : une sorte de catharsis naïve et personnelle.
- Pourquoi avoir utilisé ce style très particulier pour traiter ce sujet ?
E.S. : Comme
photographe, j’ai toujours eu un intérêt dans la communication à
travers les images. C’est ce qui a contribué, au départ, à mon envie de
réaliser un film muet qui parlerait justement du monde de la communication,
un film dans lequel la voix propre que nous utilisons au quotidien pour
communiquer et nous exprimer soit délibérément éliminée. Par conséquent
les images et l’écrit n’auraient plus qu’un sens purement visuel. C’est
à mon avis d’une importance fondamentale puisque c’est ce qui arrive,
aujourd’hui, dans notre monde de communication.
Le film a été volontairement réalisé avec des bouts de ficelles :
je voulais que se mélange des éléments anciens à des éléments plus
modernes recyclés, comme une machinerie résultante du processus de la
pensée. Avec un langage naïf et innocent, l’histoire de Telepolis (La Antena) se construit son propre monde en temps réel.
- La musique est très présente dans le film. Que représente t-elle pour vous ?
E.S. : La
musique a la faculté fondamentale de créer de l’expression, une
atmosphère, des sentiments et des rêves. Dans le Cinéma Muet, on
pouvait le percevoir très clairement : la musique accompagnait les
images en instaurant un climat d’abstraction idéale pour transmettre de manière simple l’idée du film. Par ailleurs, le choix des musiques dans Telepolis (La Antena) permet de retranscrire une atmosphère infantile et hypnotique qui accompagne très bien cette fable.
- Quelles sont vos références cinématographiques dans le film ? A qui rendez-vous hommage ? Fritz Lang ? Méliès ? Pourquoi ?
E.S. : Selon
moi, l’avant-garde du Cinéma Muet possédait la vertu de créer avec les
images une sorte de texte formel purement cinématographique. C’est
peut-être la raison pour laquelle on pensait le Cinéma d’une autre
manière à cette époque. Il n’y avait pas de modèle de film à suivre et
dans ce système de recherche, on devait s’efforcer de créer un authentique et puissant langage d’idées. Finalement, le Cinéma s’est transformé en tout autre chose. Mon intention dans Telepolis (La Antena) fut d’évoquer les grands maîtres et poètes de l’image comme Fritz Lang, Murnau, Eisenstein, Méliès, René Clair, Bunuel,…en les réinterprétant avec un sujet contemporain.
- Quel est le message que vous souhaiteriez faire passer aux spectateurs ?
E.S. : Plus qu’un message, c’est de leur proposer un voyage dont la fin provoque une réflexion.
Inspiration et références
Telepolis (La Antena)
s’attaque de manière engagée au sujet contemporain, du pouvoir de la
Télévision dans notre société. Loin d’un traitement polémique
classique, Esteban Sapir traite son sujet avec finesse et métaphore en nous plongeant dans un univers féerique et poétique.
A travers un film Noir & Blanc, épuré de paroles, le jeune réalisateur argentin se doit de composer chaque cadrage avec une ingéniosité picturale. Il ne manque pas de faire de nombreuses références aux grands classiques du Cinéma muet comme Le Voyage dans la Lune (1902) de Georges Méliès ou Metropolis (1927) de Fritz Lang et de rendre hommage à l’Expressionnisme allemand.

Esteban Sapir mêle son Cinéma d’inspiration des maîtres d’une autre époque à ses références contemporaines comme Tim Burton et Terry Gilliam pour peindre avec candeur les personnages imaginaires de son conte Telepolis (La Antena).
14 janvier 2008
2006 - TELEPOLIS (La Antena)
Long métrage 95 minutes - Noir et Blanc
An XXXX : dans un monde où la Télévision dicte sa loi, les habitants ont été privés de leur voix et ne peuvent plus communiquer.
Omnubilés par les programmes crées par l'agent MR TV, la population se doit de regarder , consommer et manger ses émissions.
MR TV a pour ambition une solution finale visant à hypnotiser le peuple et s'assurer de sa consommation totale.
LA VOIX, seule survivante de ce monde anéanti, possède encore la parole et crée l'unique espoir de faire changer les choses.


